Sandra Gulland - La maîtresse du Soleil

Elle s'appelle Louise de la Vallière, mais on la surnomme "Petite" en raison de sa taille. Cavalière exceptionnelle, issue de la petite noblesse, elle n'est encore qu'une fillette quand elle tombe amoureuse d'un étalon blanc et fait appel à la magie pour l'apprivoiser.

Cet acte extrême la poursuivra comme une ombre tout au long de sa vie, dont le cours sera transformé d'une façon aussi radicale qu'inimaginable.

Immariable, trop pauvre pour entrer au couvent, Petite fait son entrée à la cour comme fille d'honneur de la belle-sœur de Louis XIV.

C'est là qu'elle conquerra le cœur de ce dernier et apprendra les joies et les peines du statut de maîtresse du Roi-Soleil.

Histoire d'amour attachante doublée d'un mystère captivant, cette fresque superbe met en lumière les extravagances et la décadence de la cour de Louis XIV tout en ressuscitant une personnalité féminine attachante.

 

Mon avis:

 

Amours et désillusion sur les terres du Roi-Soleil. Inutile de perdre du temps à raconter l’histoire, elle se résume assez bien sur la quatrième de couverture. De simple dame d’honneur, Louise va devenir la maîtresse du plus grand monarque de l’époque et règnera sur son cœur pendant plusieurs années. Elle va découvrir l’amour, le vrai, ainsi que les contraintes liées à la cour de France.

 

La maîtresse du Soleil est un bon roman, je ne dis pas le contraire. Toutefois, je ne le conseille pas aux amoureux de l’Histoire. En effet, il est romancé, quasiment du début à la fin. Cela dit, comme l’auteure le précise, nous ne pouvons pas avoir de mauvaises surprises. Cependant, je trouve qu’il y a quelques manquements dommageables : il n’est pas vraiment fait mention de la politique de l’époque, Louis semble un Roi amoureux et fidèle (ce qui, si on lit sa bio, est faux), la liaison entre le Roi et sa belle-sœur est niée, … Bref, ce roman est beau et romantique, ça s’arrête là ! Alors que la vie de Louise est bien plus passionnante que cela (par exemple, elle a laissé une trace dans l’Histoire avec la mode du nœud qui portera son nom du XIXème) et surtout, plus compliquée. Elle a toujours voulu garder une certaine dignité, dignité qui n’est pas rapportée dans le roman (ex : elle a présenté des excuses à la Reine avant de s’enfermer dans un couvent).

 

Lire La maîtresse du Soleil est loin d’être une corvée, au contraire, cette lecture donne un aspect romanesque au titre de maîtresse ; mais il ne faut pas s’y fier et prendre pour véridique tout ce qui est écrit. A titre personnel, pour ceux qui aiment les histoires d’amour sur fond d’histoire, je conseille Lady Louise ou Ambre.

 

Note: 13/20

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