Anna Briac - L'écossais

Alicia a vingt-six ans, un enfant (Samuel), des diplômes par-dessus la tête, pas de mec, un joli minois et une vie d'octogénaire. Elle travaille pour Lexitrad, une agence de traduction. Sur un coup de tête, elle décide de partir avec son fils en Écosse pour quelque temps. Mais l'aventure risque fort de tourner au vinaigre, entre pannes de voitures, client insupportable, Écossais à la tête dure et voisins qui décident de se mêler de ses affaires...

 

Mon avis: 

 

Sorti tout droit de la collection Diva Romance chez Charleston, ce roman nous promet une alternance de période glaciaire et de réchauffement climatique. Tient-il ses promesses ? 

 

Pour commencer, abordons ce qui m'a le plus séduite dans L'écossais: la plume de l'auteure. Anna Briac possède une très belle plume, très contemporaine, sans fioritures. Que ce soit pour décrire les lieux (je vous en parle plus tard), les personnes ou encore les émotions, elle parvient à capter son lecteur car elle utilise les termes justes, à la limite du langage parlé, le tout agrémenté d'une dose de sensibilité si besoin. C'est assurément une auteure à suivre. 

 

La plume est belle, les paysages le sont tout autant. Honnêtement, Anna Briac donne envie de plier bagage direction l'Ecosse, l'île de Skye plus particulièrement. Elle décrit à merveille les paysages, les lieux, que ce soit le restaurant ou l'auberge que loue Alicia. Avec une telle précision, ce souci du détail, on imagine aisément le cocon chaleureux qu'est cette auberge. La plume, très visuelle, aide à se projeter et surtout, on sent au travers de ses mots, que l'auteure aime ce coin du monde. 

 

A présent, parlons un peu de l'histoire. A la lecture du titre, on sait à quoi s'attendre, ce qui est dommage et ce qui peut aussi représenter un petit reproche car aucun suspense. Même si nous savons que nous sommes dans une romance, un titre un peu plus énigmatique m'aurait davantage plu. Cependant, on le sait, un titre ne fait pas tout, l’histoire est quand même la base et là... comment dire ? Comme je le disais, on sait dans quoi on s'embarque, mais il y avait un peu trop de clichés selon moi. Le mâle brute, plus sexy tu meurs, tout le monde le trouve mignon, il a beaucoup souffert, il découvre l'amour, et bla bla bla... Rien d'innovant donc. Alicia était tantôt agréable, tantôt agaçante. Elle aussi tombait dans le cliché de maman poule qui ne veut plus aimer, qui a trop souffert, qui ne sait plus où elle en est, qui a des frissons en voyant les fesses de son écossais. Pour le coup, ce couple prévisible n'a pas fait palpiter mon petit cœur car trop trop trop évident. Et puis, il faut m'expliquer comment, à vingt-six ans, Alicia peut être maman d'un garçon de quatre ans et bardée de diplôme ?? Je ne dis pas que c'est impossible, mais peu crédible. A cela s'ajoute certaines attitudes vis-à-vis de son fils, mais là, c'est la maman que je suis qui vous parle; par exemple, elle met son fils sur un manège et pendant ce temps, embrasse Liam, sans un regard pour son gamin ?? Moi qui dis à mon fils que je ne veux pas qu'il s'éloigne, que je dois pouvoir le respirer, que des gens enlèvent des enfants, .... c'est une attitude qui m'a semblé étrange et qui me pousse à dire que le fils d'Alicia fut un prétexte de l'auteure pour que son héroïne soit un peu plus entravée. 

 

S'ils sont clichés, les personnages sont plutôt attachants. Finalement, ils sont mignons à se chercher puis à se trouver. Ça se lit bien, ça se lit avec plaisir, à condition de ne pas rechercher le frisson. Sinon, passez votre tour. C'est la particularité de L'écossais: on devine la trame, les personnages sont, dans l'ensemble, prévisibles, mais on lit ! N'oublions pas les personnages secondaires qui sont très attachants, très haut en couleurs ! 7

 

Avant de vous laisser, je vais soulever un point qui m'a dérangée: je ne suis pas contre les diminutifs, mais pas dans la narration. D'accord pour les dialogues, Alicia devient Al et Samuel devient Sam, mais dans la narration, une seule question me vient: pourquoi avoir donné des prénoms aux personnages pour utiliser en majorité le diminutif ? 

 

De L'écossais, il faut donc retenir que ce fut une lecture agréable, une pure romance très moderne (la mère célibataire), qui vous fera peut-être lever les yeux au ciel à la lecture de certains clichés, mais vous poursuivrez certainement votre lecture car la plume est agréable et le personnages attachants. 

 

Un grand merci aux Editions Charleston pour leur confiance. 

 

Note: 15/20

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