Sur fond de Seconde Guerre Mondiale et de règlements de comptes, ce polar nous emmène à Vallorbe, à la frontière franco-suisse. Des personnes âgées meurent les unes après les autres, simple coïncidence ou meurtres en série? Alice penche pour cette dernière hypothèse et tente de rallier son petit-fils Michael à sa cause.

Il s’agira alors d’interroger le passé en retournant dans les années 40, quand la guerre laissait place à des commerces parfois douteux.

 

Mon avis:

 

C'est avec un grand plaisir que j'ai retrouvé la plume de Rachel Maeder, découverte avec son premier roman - Le jugement de Seth - qui fut un coup de cœur pour moi. Qui ne sais se taire nuit à son pays n'est pas un coup de cœur, mais une lecture très agréable pour qui aime les romans policiers et l'Histoire. Avant de vous parler de ce roman, je tiens à remercier les Éditions Plaisir de Lire pour leur confiance !

 

Nous retrouvons Michael, le "héros" du roman précédent. Sauf que dans ce deuxième roman, il n'occupe pas la place centrale. Eh non ! Cette place est occupée par Alice, sa grand-mère. Cette dernière habite Vallorbe (à la frontière franco-suisse), dans une résidence pour personnes âgées; ce n'est pas qu'Alice s'ennuie, c'est qu'elle est observatrice et de ce fait, réalise que les morts "naturelles" sont trop nombreuses pour être plausibles. Elle commence à enquêter et demande de l'aide à son petit -fils Michael. Rapidement, un lien est établit, reste à trouver le coupable.

 

Le personnage d'Alice ressemble un peu à Mrs Marple: âgée, fouineuse, curieuse. Elle charme le lecteur par sa détermination mais agace aussi parfois en raison de cette détermination. Elle est sans conteste (du moins à mes yeux), le personnage de ce roman. A la différence de Michael qui est un peu effacé; cependant le peu de passages où il apparaît sont déterminants. Sa vie privée est un chaos, il a des difficultés à trouver un réel équilibre. C'est pourquoi il se lance dans la quête de sa grand-mère dès lors qu'il comprend qu'elle ne délire pas.

 

Le sujet est peu commun et intéressant: le marché noir en temps de guerre. La Suisse, pays neutre pendant la Seconde Guerre Mondiale, a quand même été touchée par des restrictions mais a surtout permis à beaucoup de réfugiés de se cacher. S'est organisé aussi un marché noir qui fonctionnait dans les deux sens. Et c'est en prenant ce sujet comme point de départ que Rachel Maeder a développé son histoire. Une histoire qui se termine mal pour certains, une histoire triste au final. Un final réussit même si je dois avouer que j'avais deviné le coupable peu avant Alice. Disons que je m'en doutais !

 

Lorsque j'ai terminé ma lecture, j'ai eu un petit pincement au cœur car même si l'histoire que déroule l'auteure est fictive, elle a certainement dû exister et dès lors, on pose un autre regard sur le conflit.

 

Un très bon roman, qui mêle une enquête, certes simple mais captivante, et l'Histoire. Et pour enrichir son texte, l'auteur a inséré des extraits d'archives de journaux, ce qui accentue la véracité du récit. Une plume toujours aussi agréable à lire parfaire le tout !

 

Dernière remarque mais non des moindres: la police d'écriture qui est claire, ni trop grosse ni trop petite, un régal à lire.

 

Note: 16/20

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Commentaires: 8
  • #1

    roxou06 (lundi, 04 avril 2016 15:23)

    (commentaire du 07 avril 2014, 17h52)
    Hello ! ce livre a l'air vraiment bien et en plus, le thème est différent de ce que je lis habituellement alors pourquoi pas !

  • #2

    Les Mots de Gwen (lundi, 04 avril 2016 15:23)

    (commentaire du 08 avril 2014, 17h37)
    Oui, pourquoi pas ?!?! Franchement, c'est un bon roman qui se lit très rapidement (trop?!) et qui reste soft dans le côté policier.

  • #3

    le livre-vie (lundi, 04 avril 2016 15:24)

    (commentaire du 09 avril 2014, 09h00)
    Le titre est magnifique je trouve. Je ne connaissais pas du tout, mais j'en prends bonne note!

  • #4

    Les Mots de Gwen (lundi, 04 avril 2016 15:24)

    (commentaire du 09 avril 2014, 14h45)
    En effet, le titre est magnifique! Et même si on le comprend, il prend tout son sens à la fin ;)

  • #5

    Froggy80 (lundi, 04 avril 2016 15:25)

    (commentaire du 18 avril 2014, 17h53)
    Oh j,aime bien l'idée d'extrait d'archive !!! Ça donne toujours de la crédibilité au récit :-)

  • #6

    Les Mots de Gwen (lundi, 04 avril 2016 15:26)

    (commentaire du 21 avril 2014, 21h58)
    Je suis du même avis que toi ! Comme tu le dis, la crédibilité s'en trouve renforcée et ce même si le roman est créé de toutes pièces !

  • #7

    DF (mardi, 03 mai 2016)

    Je l'avais lu à sa sortie; en effet, c'est un bon roman, sur fond historique intéressant: on ne sait pas tout ce qui a pu se passer en Suisse durant la guerre (elle fut préservée, mais enfin...), et la peinture des contrebandiers et jeunes gens est judicieuse dans ce roman.

  • #8

    Les Mots de Gwen (lundi, 09 mai 2016 14:25)

    J'ai en effet beaucoup apprécié l'éclairage apporté sur ce qu'à connu la Suisse pendant la guerre.